Rafraîchir sans rien poser en façade : le monobloc à Montsouris
Syndic opposé à tout compresseur, façade qu'on ne veut pas toucher, maison classée de la villa Seurat : même dans ces cas, un appareil monobloc fixe reste envisageable, puisqu'il ne montre à l'extérieur que deux petites grilles.
Quand le groupe extérieur devient impossible
Dans le quartier, les blocages tiennent rarement à la technique. Ils viennent d'un règlement de copropriété strict sur l'avenue René-Coty, d'un voisinage attentif sur une voie privée, ou du caractère protégé de certaines maisons de la villa Seurat, dont plusieurs sont inscrites aux monuments historiques. Aux abords de bâtiments protégés, l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France peut peser sur tout ce qui modifie l'aspect extérieur. Plutôt que d'abandonner, on change d'approche.
Comment fonctionne un monobloc mural
L'ensemble du circuit, compresseur compris, tient dans un seul boîtier accroché côté pièce, sur une paroi de façade. Le mur reçoit deux percements circulaires : par le premier entre l'air neuf, par le second ressort la chaleur évacuée. Depuis le trottoir, seules deux petites grilles se devinent, souvent repeintes du ton de l'enduit. Aucun tube de fluide ne chemine dans les parties communes.
On est loin de l'appareil mobile qu'on pousse près d'une fenêtre : celui-ci est fixé à demeure par un technicien, et la plupart des versions assurent aussi un chauffage d'appoint l'hiver.
Les condensats sont généralement évacués avec l'air rejeté, ou par un petit tuyau vers l'extérieur selon les modèles : on évite ainsi les coulures sur une façade ravalée ou une brique apparente.
Les compromis à accepter
- Le bruit : la partie qui ronronne se trouve à côté de vous, et non dehors. Les modèles récents sont plus discrets, mais restent plus audibles qu'un split la nuit.
- La puissance : on traite une pièce, et une seule.
- Le mur porteur : il faut un mur donnant sur l'extérieur, pas trop épais et sans contrainte structurelle pour les carottages.
- Les grilles : discrètes, mais visibles. Elles relèvent elles aussi, en principe, d'une autorisation si elles modifient la façade.
Pour une chambre mansardée où l'on dort, le bruit doit être évalué honnêtement avant de choisir. Dans un bureau ou un séjour, il gêne beaucoup moins.
Il faut aussi vérifier que l'emplacement des grilles reste compatible avec la façade : un trumeau de briques décoratives ou une corniche moulurée ne se percent pas n'importe où.
Courette, toit en retrait, fond de jardin : vérifier avant d'abandonner le split
Le monobloc ne doit venir qu'après un tour complet de l'immeuble. Une courette que personne ne voit de la rue, une terrasse de toit en recul, l'arrière d'un jardin de maison : autant d'endroits où un compresseur passe parfois inaperçu. Dans certains immeubles, un emplacement en toiture partagé par plusieurs copropriétaires a déjà été accepté : une demande alignée sur ce précédent a plus de chances d'aboutir.
Pour les ateliers et maisons protégés, les échanges en amont avec les services compétents évitent de concevoir un projet qui sera refusé. Nous préparons alors deux options chiffrées, avec et sans groupe extérieur, pour que vous puissiez présenter un dossier complet et garder une solution de repli.
Prix et alternatives
Un monobloc fixe posé démarre à 1 890 € TTC. Et si les copropriétaires finissent par admettre une machine sur cour ou sur le toit, un split traditionnel l'emportera, en rendement comme en silence. Pour les appareils déjà en place, l'entretien régulier s'applique aussi aux monoblocs, dont les grilles extérieures captent poussière et pollen. Les questions courantes sont rassemblées dans la foire aux questions du quartier.
Questions fréquentes
Les grilles d'un monobloc nécessitent-elles un accord de la copropriété ?
En principe oui, puisqu'elles percent et modifient la façade, partie commune. Comme elles se remarquent à peine, le vote passe généralement plus facilement que pour un compresseur ; la demande reste néanmoins obligatoire.
Un monobloc peut-il rafraîchir un atelier vitré ?
Rarement à lui seul. Les grandes verrières apportent beaucoup de chaleur et la puissance d'un monobloc est limitée. Il peut suffire pour une petite pièce attenante, pas pour un grand volume très exposé.
Où l'accrocher dans une chambre : sous l'appui de fenêtre ou près du plafond ?
Les deux existent, suivant la gamme choisie. Ce qui compte, c'est de disposer d'un pan de façade plein, assez éloigné de l'ouverture, pour y percer les deux passages d'air.